Les 2 et 3 mai, l’Orchestre symphonique de Montréal et son directeur musical Kent Nagano continuent leur courte, mais essentielle tradition de célébrer les Canadiens exceptionnels au cœur même des programmes symphoniques. Cette fois, l’OSM présente un concert qui comprend de la musique de Liszt (Yefim Bronfman jouera notamment le Concerto pour piano no 2) et Chostakovitch, ainsi que la création de Beatudines de Jean Lesage. Cette œuvre, qui sera présentée par l’acteur Yves Desgagnés, se veut un hommage au Père Emmett Johns, fondateur de Le Bon Dieu dans la rue, mieux connu de ses protégés sous le nom de « Pops », très actif au niveau de l’accueil et de la réinsertion des jeunes sans-abri depuis maintenant 25 ans. Le compositeur Jean Lesage, qui explique en ces termes Beatudines: « Il m’est apparu qu’une métaphore musicale inspirée par l’un des plus beaux textes des Évangiles – les Béatitudes, extrait du Sermon sur la montagne d’après Matthieu – serait une façon appropriée de rendre hommage à un homme de foi dont l’engagement social semble directement inspiré de l’enseignement moral, hautement subversif, à contre-courant des idées reçues. »
Le mercredi 4 mai, l’Ensemble Contemporain de Montréal sous Véronique Lacroix présente un programme qui comprend trois créations des compositeurs québécois David Adamcyk, Serge Arcuri et Pierre Klanac, mettant en vedette cinq solistes remarquables. Ce qui rend ce programme différent de ceux offrant habituellement des créations? Une juxtaposition musicale et visuelle qui allie la musique du compositeur du 14e siècle Baude Cordier à la virtuosité des partitions nouvelles, sur un scénario conçu par les talentueux vidéastes de Foumalade, la conceptrice d’éclairages Lucie Bazzo et le spécialiste d’époque Matthias Maute en « un dialogue surprenant entre le 14e siècle et notre ère. »




