Nouvelles œuvres inspirées de la nature

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Nous décelons une légère tendance cette semaine à la lecture des communiqués de presse des orchestres canadiens : de nouvelles œuvres inspirées par la nature.

Lundi 11 avril et mercredi 13 avril, le Manitoba Chamber Orchestra et leurs amis créeront une série de nouvelles œuvres grâce au projet multidisciplinaire et multiconcert Boreality. En collaboration avec Prairie Fire Press, le MCO a mis sur pied une équipe d’artistes (dont le compositeur Sid Robinovitch, la poète Katherine Bitney, l’artiste en sonorités Ken Gregory, la photographe Mandy Malazdrewich et la gestionnaire de projets Janine Tschunky) qui souhaiterait travailler dans la taïga (« un biome caractérisé par des forêts de conifères »). Les mots, images et sons recueillis ont été utilisés afin de créer de la nouvelle musique, entendue lors de plusieurs concerts au Manitoba. Le résultat? Cantus Borealis: Song of the Forest de Sid Robinovitch. L’œuvre sera créée dans la forêt boréale lors d’un concert gratuit le 11 avril à 10 h 30 à l’École Wanipigow sur la réserve Hollow Water. Un deuxième concert gratuit se tiendra à 19 h à l’École Falcon Beach. De là, la troupe (sous la direction du chef invité Scott Yoo) revient à Winnipeg pour l’avant-dernier concert de la saison du MCO à l’Église Westminster le mercredi 13 avril.

Hier soir, 7 avril, et dimanche après-midi, 10 avril, Symphony Nova Scotia (sous son directeur musical Bernhard Gueller) crée la Symphonie no 1 de Derek Charke, sous-titrée « Transient Energies ». La nouvelle œuvre, une commande réalisée avec l’aide du Conseil des arts du Canada, incorpore des centaines d’échantillons préenregistrés d’un peu partout en Nouvelle-Écosse et explore les thèmes de la consommation d’énergie et des changements climatiques, mettant en lumière le charbon, le pétrole, le vent et l’eau.

Voici ce que le compositeur en dit.

« La Symphonie no 1 se veut une expérience auditive unique, semblable à celle ressentie lors d’une visite au cinéma, explique Charke. Chaque auditeur a la possibilité d’imaginer sa propre histoire alors qu’il entend les sons se déployer dans la symphonie. J’aime appeler la chose du “cinéma pour les oreilles” plutôt que pour les yeux. L’utilisation d’un paysage sonore aide à invoquer des images et cela aide à mettre la musique en perspective. Il n’y a pas de programme mandaté. Chaque auditeur contrôle sa propre expérience et peut apprécier la musique selon ses propres termes.

Avec cette Première Symphonie, je veux prouver qu’une nouvelle œuvre classique contemporaine peut être tout aussi (oserais-je avancer plus?) captivante qu’une œuvre symphonique traditionnelle… ou un film… ou une chanson populaire. En même temps, j’espère avoir créé une œuvre qui poursuit la tradition symphonique classique occidentale, et une œuvre qui saura interpeller tous les auditeurs, peu importe leurs acquis. »

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