La semaine dernière, la directrice d’Orchestres Canada Katherine Carleton a passé trois jours chargés à Ottawa : un pour rencontrer les députés (dont le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, ainsi que les critiques Pablo Rodriguez [Libéral] et Charlie Angus [NPD]) ainsi que le personnel politique et deux pour participer aux réunions annuelles des organismes de services nationaux dans le domaine des arts, en compagnie de 60 collègues membres d’organisations artistiques de services de toutes disciplines et les membres séniors du Conseil des arts du Canada. Elle parlera de ces rencontres plus en détails sur son blogue un peu plus tard cette semaine, mais Mme Carleton tient déjà à faire part d’un acquis important, obtenu lors d’une téléconférence des OSNDA : un accord unanime et enthousiaste pour revigorer la Coalition canadienne des arts, lobby national non-partisan. Un comité directeur intérimaire a été formé pour guider le travail de la Coalition au cours des prochaines semaines; de plus amples informations seront transmises sous peu.
Un caucus fédéral multipartis dédié aux arts a tenu récemment sa première réunion à Ottawa. Une idée originale de Paul Dewar, membre du NPD pour Ottawa Centre, ce nouveau caucus des arts se veut un forum non-partisan afin que les députés puissent mieux connaître les arts et créer un lien plus fort entre les parlementaires et les communautés artistiques et culturelles. Tous les députés ont été invités à se joindre au forum, et pas moins de 29 ont répondu à l’appel. Le caucus est sous la présidence de la députée NPD Denise Savoie.
Nous venons d’apprendre que Michael Ignatieff a promis de doubler le budget du Conseil des arts du Canada, un engagement de plus de 180 millions par année, en plus de restaurer et bonifier les programmes de promotion culturelle à l’étranger.
Quant à La Presse, « Le chef libéral a fait cette promesse ce matin à l’issue d’une rencontre qu’il a tenue à Montréal avec différents acteurs de la scène culturelle, dont les responsables de l’Orchestre symphonique de Montréal, ceux de l’ADISQ et du monde du théâtre. »
«Je ne suis pas un homme politique comme les autres, j’ai été romancier, scénariste, documentariste, j’ai vécu l’angoisse et aussi la liberté des créateurs, a déclaré M. Ignatieff. Je suis du milieu, je comprends les enjeux.»
Il s’en est également pris aux compressions de 45 millions imposées en 2008 par le gouvernement Harper dans des programmes d’exportation culturelle. «C’est une partie essentielle du rôle du Canada à travers le monde. Ce sont des artistes comme Céline Dion, Robert Lepage, Robert Charlebois qui ont donné sa réputation au Canada.»
Interrogé sur la pertinence de promettre une pluie de millions alors que le déficit fédéral atteindra le montant record de 56 milliards cette année, Michael Ignatieff a assuré qu’il était «prêt à faire des choix difficiles».




